Libérée, délivrée, je n’en mangerai plus jamais

Et si ce n’était pas un manque de volonté, mais la dopamine ?

« Désormais, plus rien ne m’arrête. »
Cette phrase vous parle peut-être, c’était la chanson reine des neiges . Ou peut-être que vous aimeriez justement la ressentir.

J’aborde souvent les aliments “faiblesses”, de cette difficulté à dire non, de cette impression de perdre le contrôle face à certains aliments.

Mais pour comprendre pourquoi cela se produit, il faut s’intéresser à un acteur clé, souvent méconnu : la dopamine.

Pourquoi on ne peut pas comprendre la dépendance alimentaire sans la dopamine

La dopamine est ce qu’on appelle un neurotransmetteur.
Concrètement, c’est une molécule qui transmet des messages entre vos neurones.

Parmi ses nombreuses fonctions, celle qui nous intéresse ici est essentielle :
👉 elle est liée au plaisir, au bien-être, à la récompense.

En clair, la dopamine enregistre ce qui vous fait du bien… et vous incite à recommencer.

Comment la dopamine crée le lien avec la nourriture

Souvenez-vous de votre enfance.
Le jour où, pour la première fois, vos parents vous ont félicité sincèrement.
Cette chaleur, cette fierté, ce bien-être…
👉 C’était déjà la dopamine à l’œuvre.

Maintenant, avançons dans le temps.

Après une journée difficile, vous rentrez fatigué, stressé, vidé.
Vous mangez une glace, du chocolat, un gâteau…
Et là, pendant quelques instants :

  • le stress s’apaise,
  • la tension retombe,
  • vous vous sentez mieux.

Merci la dopamine.

Elle enregistre le message :
“Quand tu ne vas pas bien… mange.”
(Et non, pas une salade, soyons honnêtes.)

Pourquoi on recommence encore et encore

La dopamine a une excellente mémoire du plaisir.
Résultat : votre cerveau vous pousse à reproduire ce comportement.

Ce n’est pas un manque de contrôle.
Ce n’est pas une faiblesse.
C’est un mécanisme biologique et émotionnel.

Oui, j’ai simplifié — le processus est plus complexe —
mais c’est ainsi que naissent une grande partie de nos pulsions alimentaires.

La bonne nouvelle (et elle change tout)

Vous n’êtes pas condamné à manger ainsi toute votre vie.

Dès lors que vous comprenez le pourquoi de vos pulsions,
vous pouvez commencer à les maîtriser, au lieu de les subir.

Le travail se fait sur deux plans :

  • l’émotionnel (vos ressentis, vos déclencheurs),
  • le chimique (le rôle de la dopamine).

Et cette prise de conscience est déjà un immense pas vers la liberté.

Le réflexe à adopter quand l’envie arrive

Vous sentez que vous allez craquer ?

👉 Faites un grand sourire.
Oui, vraiment.

Ce n’est pas facile. Et alors ?
À ce moment précis, un signal inconscient s’est déclenché :

  • une émotion,
  • une situation,
  • une personne,
  • un souvenir.

Votre esprit vous demande de manger.
Votre mission n’est pas de lutter, mais d’identifier le déclencheur.

Que manger quand l’envie est trop forte ?

Attention aux faux remplacements.

Tout ce qui contient du sucre — même les fruits —
entretient le circuit de la dopamine et la dépendance.

Dans ces moments-là, mieux vaut :

  • 1 ou 2 tranches de poulet,
  • environ 50 g de fromage,

plutôt que de replonger dans le sucre déguisé.

On continue avec la chanson … Prendre de la hauteur

Quand on prend de la hauteur
Tout semble insignifiant
La tristesse, l’angoisse et la peur
M’ont quittée depuis longtemps

Comprendre ce qui se joue en vous,
c’est déjà reprendre de la hauteur.

Et cette hauteur…
c’est souvent le début d’une relation apaisée avec la nourriture.

👉 Pour aller plus loin :
Comment ne plus succomber aux aliments “faiblesses” (lien ici)

Métaboliquement
Olivier