La Flexibilité Métabolique

Dans le chapitre précédent, nous avons abordé notre besoin vital d’énergie, notamment pour chacune de nos cellules.

C’est notre métabolisme qui va s’en occuper, mais encore faut-il qu’il puisse le faire.

Nous avons vu aussi dans le chapitre sur les glucides et lipides, que ces 2 macronutriments sont nos deux sources d’énergies principales.

Nous sommes donc normalement capables d’utiliser les glucides ou les lipides comme source d’énergie : c’est ce qu’on appelle la flexibilité métabolique.

Pour faire un parallèle, on peut comparer notre organisme à un moteur de voiture hybride, qui va puiser son « carburant » dans l’électricité et quand il n’y a plus d’électricité, il bascule sur l’essence.

Et bien, pour nous, c’est exactement pareil : notre corps va utiliser tantôt le glucose (glucide) et tantôt la graisse (lipide) comme source d’énergie.

On remarque que le surpoids chronique et l’obésité sont étroitement liés à un manque de flexibilité métabolique, que ce soit chez l’enfant ou chez l’adulte. [1][2]

Notamment, sur une incapacité de plus en plus importante d’utiliser les graisses comme source d’énergie. Que ce soit les graisses alimentaires ou la graisse stockée sur notre corps.

Petite remarque : La Flexibilité Métabolique est mesurable par le quotient respiratoire. Je ne vais pas entrer dans les détails ici.
Je vais plutôt te donner quelques éléments qui nous permettent d’évaluer si nous avons une bonne ou mauvaise flexibilité métabolique.

Avoir une mauvaise Flexibilité Métabolique, c’est :

  • Avoir des difficultés à perdre du poids.
  • Avoir de la Facilité à reprendre le poids perdu
  • Avoir faim rapidement après les repas
  • Avoir un coup de fatigue « anormal » en milieu de matinée ou milieu d’après-midi
  • Ressentir le besoin de sucre en cours de journée, notamment environ 3 heures après le repas
  • Dans certains cas, avoir des difficultés à tenir un effort
  • Dans certains cas, avoir des compulsions alimentaires

Avoir une bonne Flexibilité Métabolique, c’est :

  • Être capable d’utiliser la plupart des glucides que nous mangeons directement comme source d’énergie, et n’en stocker qu’une petite partie.

  • Être capable d’utiliser les graisses que nous mangeons.

  • Être capable d’utiliser les graisses stockées comme source d’énergie, au lieu d’avoir envie de manger.

  • Être capable, lors d’un effort physique, d’utiliser au maximum les graisses, ce qui va limiter l’utilisation du glycogène (réserve de glucose du muscle) et donc permettre de faire des efforts plus longs et plus intenses.

  • Ne plus avoir de coups de barre dans la journée ou seulement de petits.

  • Pouvoir attendre plusieurs heures entre deux repas sans avoir la sensation de fatigue ou de faim.

  • Pouvoir perdre du poids plus facilement et maintenir son poids de forme

Comment améliorer notre Flexibilité Métabolique ?

Premièrement, il est important de noter qu’un manque de flexibilité métabolique aura des conséquences sur notre santé, notamment le surpoids, l’obésité et plus globalement le syndrome métabolique. [3]

Deuxièmement, je ne vais pas traiter ici des causes du manque de flexibilité métabolique, car elles ont des origines diverses comme la sensibilité à l’insuline, la génétique (hérédité), dysfonctionnement mitochondrial.

Je préfère voir comment améliorer notre flexibilité métabolique.

Avec la Métabolique Nutrition™, il est possible de retrouver (tout au moins une partie) ou d’améliorer notre flexibilité métabolique, notamment par la rééducation fonctionnelle de notre métabolique. (J’y reviendrai dans les chapitres suivants)

La priorité pour améliorer notre flexibilité métabolique est d’améliorer notre sensibilité à l’insuline.

L’insuline est une hormone qui est fabriquée par le pancréas afin de nous aider à contrôler notre quantité de sucre dans le sang. Le système digestif décompose les aliments que nous mangeons en sucre (glucose), qui sera transporté ensuite par notre sang.

Une bonne sensibilité à l’insuline signifie que nous stabilisons rapidement notre taux de sucre dans le sang en secrétant une petite quantité d’insuline.

En revanche, une mauvaise sensibilité à l’insuline signifie que nous aurons plus de difficultés à stabiliser notre taux de sucre dans le sang, nécessitant plus d’insuline et diminuant notre capacité à basculer sur l’utilisation des graisses comme carburant (on en reparle dans le chapitre suivant)

Pour améliorer notre sensibilité à l’insuline donc notre flexibilité métabolique, il faut :

1 – Bouger plus. Au minimum, de la marche : l’activité physique va permettre d’améliorer notre sensibilité à l’insuline.

2 – Manger gras permet de perdre du gras. Une alimentation riche en lipides va favoriser l’utilisation des graisses comme carburant et contribuera finalement à améliorer notre sensibilité à l’insuline.

3 – Manger des féculents, oui, mais bien les quantifier. Ne pas en manger en trop grande quantité : maximum 60 à 90 grs de pâtes/riz poids crus selon son métabolisme.

Olivier
Pouruneviesaine.com

Références

[1] Metabolic flexibility Len Storlien, Nick D. Oakes and David E. Kelley 1AstraZeneca R&D, Pepparedsleden , Molndal, Sweden – Division of Endocrinology and Metabolism, Department of Medicine, University of Pittsburgh, Pittsburgh 15213, USA (lien)
[2] Metabolic flexibility and obesity in children and youth. Aucouturier, Duché P, Timmons BW.(lien)
[3] Le syndrome métabolique est un ensemble de signes qui sont avant-coureurs de possibles problèmes de santé. Les signes :
-une pression artérielle élevée,
-un taux sanguin élevé en sucre,
-excès de graisse corporelle autour de la taille
-Un taux de cholestérol anormalement élevé