L’IMPORTANCE DU MÉTABOLISME
La flexibilité métabolique
La flexibilité métabolique est la capacité de notre corps à utiliser indifféremment les glucides ou les lipides comme source d’énergie, selon ce qui est disponible. Le surpoids chronique et l’obésité sont étroitement liés à un manque de flexibilité métabolique, en particulier à une incapacité croissante à utiliser les graisses comme carburant.
Dans ce chapitre, tu vas apprendre à reconnaître les signes d’une bonne ou d’une mauvaise flexibilité métabolique, et découvrir les 3 leviers concrets pour l’améliorer, en commençant par ta sensibilité à l’insuline.
Dans le chapitre précédent, nous avons abordé notre besoin vital d’énergie, notamment pour chacune de nos cellules. C’est notre métabolisme qui s’en occupe, mais encore faut-il qu’il puisse le faire.
Nous avons vu aussi dans le chapitre sur les glucides et les lipides que ces deux macronutriments sont nos deux sources d’énergie principales.
Section 1
Qu’est-ce que la flexibilité métabolique ?
Nous sommes normalement capables d’utiliser les glucides ou les lipides comme source d’énergie : c’est ce qu’on appelle la flexibilité métabolique.
Pour faire un parallèle, on peut comparer notre organisme à un moteur de voiture hybride, qui puise son carburant dans l’électricité et, quand il n’y a plus d’électricité, bascule sur l’essence.
Pour nous, c’est exactement pareil : notre corps utilise tantôt le glucose (glucide), tantôt la graisse (lipide) comme source d’énergie.
On remarque que le surpoids chronique et l’obésité sont étroitement liés à un manque de flexibilité métabolique, que ce soit chez l’enfant ou chez l’adulte, notamment sur une incapacité de plus en plus importante à utiliser les graisses comme source d’énergie, qu’il s’agisse des graisses alimentaires ou de la graisse stockée sur le corps. Consulter l’étude / Consulter l’étude
Petite remarque : la flexibilité métabolique est mesurable par le quotient respiratoire. Je ne vais pas entrer dans les détails ici, je préfère te donner quelques éléments qui permettent d’évaluer si tu as une bonne ou une mauvaise flexibilité métabolique.
Section 2
Reconnaître une bonne ou une mauvaise flexibilité métabolique
Avoir une mauvaise flexibilité métabolique, c’est :
- Avoir des difficultés à perdre du poids
- Avoir de la facilité à reprendre le poids perdu
- Avoir faim rapidement après les repas
- Avoir un coup de fatigue anormal en milieu de matinée ou en milieu d’après-midi
- Ressentir le besoin de sucre en cours de journée, notamment environ 3 heures après le repas
- Dans certains cas, avoir des difficultés à tenir un effort
- Dans certains cas, avoir des compulsions alimentaires
Avoir une bonne flexibilité métabolique, c’est :
- Être capable d’utiliser la plupart des glucides que nous mangeons directement comme source d’énergie, et n’en stocker qu’une petite partie
- Être capable d’utiliser les graisses que nous mangeons
- Être capable d’utiliser les graisses stockées comme source d’énergie, au lieu d’avoir envie de manger
- Être capable, lors d’un effort physique, d’utiliser au maximum les graisses, ce qui limite l’utilisation du glycogène (réserve de glucose du muscle) et permet donc de faire des efforts plus longs et plus intenses
- Ne plus avoir de coups de barre dans la journée, ou seulement de petits
- Pouvoir attendre plusieurs heures entre deux repas sans sensation de fatigue ou de faim
- Pouvoir perdre du poids plus facilement et maintenir son poids de forme
Un manque de flexibilité métabolique a des conséquences sur la santé, notamment le surpoids, l’obésité et, plus globalement, le syndrome métabolique. Je ne vais pas traiter ici des causes du manque de flexibilité métabolique, car elles ont des origines diverses : sensibilité à l’insuline, génétique, dysfonctionnement mitochondrial. Je préfère voir comment améliorer cette flexibilité.
Section 3
Comment améliorer sa flexibilité métabolique
Avec la Métabolique Nutrition™, il est possible de retrouver, au moins en partie, ou d’améliorer sa flexibilité métabolique, notamment par la rééducation fonctionnelle du métabolisme, dont je reparlerai dans les chapitres suivants.
La priorité pour améliorer notre flexibilité métabolique est d’améliorer notre sensibilité à l’insuline.
L’insuline est une hormone fabriquée par le pancréas pour nous aider à contrôler la quantité de sucre dans le sang. Le système digestif décompose les aliments que nous mangeons en sucre (glucose), qui est ensuite transporté par le sang.
Une bonne sensibilité à l’insuline signifie que nous stabilisons rapidement notre taux de sucre dans le sang en sécrétant une petite quantité d’insuline. En revanche, une mauvaise sensibilité à l’insuline signifie que nous avons plus de difficultés à stabiliser ce taux, ce qui nécessite plus d’insuline et diminue notre capacité à basculer sur l’utilisation des graisses comme carburant.
Pour améliorer sa sensibilité à l’insuline, et donc sa flexibilité métabolique, il faut :
1. Bouger plus.
Au minimum de la marche : l’activité physique permet d’améliorer la sensibilité à l’insuline.
2. Manger gras permet de perdre du gras.
Une alimentation riche en lipides favorise l’utilisation des graisses comme carburant et contribue finalement à améliorer la sensibilité à l’insuline.
3. Manger des féculents, oui, mais bien les quantifier.
Ne pas en manger en trop grande quantité : maximum 60 à 90 g de pâtes ou de riz, poids cru, selon son métabolisme.
Métaboliquement,
Olivier
Références
- Storlien L., Oakes N.D., Kelley D.E. « Metabolic flexibility. » Proceedings of the Nutrition Society. Consulter
- Aucouturier J., Duché P., Timmons B.W. « Metabolic flexibility and obesity in children and youth. » PubMed
- Le syndrome métabolique est un ensemble de signes précurseurs de possibles problèmes de santé : pression artérielle élevée, taux sanguin élevé en sucre, excès de graisse corporelle autour de la taille, taux de cholestérol anormalement élevé.
