Les 5 règles d’or de la Métabolique Nutrition™

🎯 Ce qu’on va voir

Les 5 règles d’or de la Métabolique Nutrition™ résument l’esprit de la méthode : éviter la concurrence énergétique plutôt que compter les calories, manger le plus naturel possible, viser la constance plutôt que la perfection, booster son métabolisme avant de chercher à maigrir, et accepter que le changement demande des efforts réels.

Ce sont les repères à garder en tête une fois que tu as compris les mécanismes présentés dans les chapitres précédents : plus des principes de vie que des règles de régime.


Règle d’or n°1

Ne pas compter les calories, éviter la concurrence énergétique

Manger trop de calories nous fait grossir, c’est une certitude. Cependant, compter les calories que nous mangeons n’est pas forcément la solution pour avoir une bonne alimentation. En effet, toutes les calories ne sont pas égales.

Exemple 1 : d’un côté, un morceau de sucre de 5 g, de l’autre environ 100 g de haricots verts. Nous sommes à égalité, 20 kcal chacun. Pourtant, lorsque nous mangeons le morceau de sucre, notre glycémie augmente bien plus que pour les haricots. Il sera digéré, et surtout utilisé, différemment.

Exemple 2 : une demi-pizza, 500 kcal. Une escalope de poulet accompagnée de 100 g de pâtes (poids cru) et de sauce tomate, 500 kcal également. Même nombre de calories, mais pas le même résultat : un des deux repas est métabolique, l’autre te fera grossir. Tu auras deviné lequel.

L’erreur que nous faisons est de croire que nous sommes en surpoids parce que nous mangeons trop. Or, très souvent, ce n’est pas la raison première : nous sommes en surpoids parce que nous mangeons mal.

Nous mangeons trop souvent des repas anti-métaboliques, c’est-à-dire que notre corps n’est pas capable de les utiliser comme source d’énergie. Alors que fait-il ? Il stocke, d’où nos petits bourrelets. Ces repas anti-métaboliques créent une concurrence énergétique entre les glucides et les lipides : notre corps ne sait plus quel choix faire entre les deux pour créer de l’énergie, ce qui provoque un effet de stockage de graisses, et donc une prise de poids.

La règle n°1 de la Métabolique Nutrition™ implique que tu peux manger à satiété, autant que tu le souhaites, du moment que tu évites la concurrence énergétique.

La mise en pratique est relativement simple :

  • Soit tu manges des féculents, et dans ce cas tu ajoutes un peu de graisses à ton repas (10 g de beurre ou 30 g de fromage, par exemple) : tu peux manger des féculents à satiété.
  • Soit tu manges des graisses, et dans ce cas tu ne manges pas de féculents (une omelette au fromage accompagnée d’une salade composée, par exemple) : tu peux manger des graisses à satiété.

C’est exactement ce que je mets en pratique dans mon quotidien.

Comment savoir si tu es sensible à la concurrence énergétique ?

1. Morphologiquement.
Deux cas de figure : tu as de la graisse répartie partout sur le corps, ou tu as la forme poire, avec de la graisse localisée au niveau des hanches et/ou du ventre.

2. Le test de la pizza.
Mange une pizza, et si la balance affiche plus d’un kilo le lendemain, et qu’il te faut 2 à 3 jours pour le reperdre, alors tu es sensible. C’est un peu simpliste, mais les personnes qui reprennent très facilement du poids sont très certainement sensibles à la concurrence énergétique.


Règle d’or n°2

Manger le plus naturel possible

Les légumes poussent dans la terre. Une vache ou un mouton vivent dans une prairie. Un poisson vit en liberté dans la mer ou en rivière. Ce devrait être une évidence, et pourtant, on sait qu’une grande partie de ce que nous mangeons n’est pas cultivée ou élevée de façon naturelle.

Si nous voulons nous sentir en meilleure forme, avoir une meilleure digestion, tout simplement une meilleure santé, il faut oublier les régimes compliqués qui nous interdisent tel ou tel aliment, et manger simplement des aliments qui ont eu un contact avec la terre ou la mer.

Ce qui signifie, tout aliment qui a été :

  • Soit cultivé ou élevé en utilisant des ressources naturelles
  • Soit chassé ou pêché dans son milieu naturel
  • Soit le fruit du travail de l’homme dans le respect de la nature, de l’animal et du consommateur

Ce que ça comprend : les fruits, les légumes, les légumineuses, les tubercules, les fruits à coque, les viandes, les poissons, les produits laitiers, les céréales.

Ce que ça exclut : tout aliment avec des sucres ajoutés, les produits industriels (y compris les graisses et les glucides raffinés), les produits allégés.

Est-ce que cela signifie que les aliments transformés sont mauvais, et qu’il ne faut surtout pas en manger sous peine de mourir ? Bien sûr que non. Avec mes enfants, nous allons au fast-food de temps en temps : l’exception n’a jamais provoqué le surpoids ou la maladie. Ce sont les mauvaises habitudes qui sont responsables des problèmes de santé.

En mangeant ton prochain repas, regarde simplement si ce que tu manges a été en contact avec la terre ou la mer.


Règle d’or n°3

Non à la perfection, oui à l’abnégation

Manger sainement du jour au lendemain n’est pas une chose facile. Se mettre au régime et le suivre à la perfection pendant plusieurs semaines, je n’y crois pas. Pour obtenir des résultats, il faut changer ses habitudes dans la durée, et non pas pour quelques semaines.

L’être humain peut être parfois extrême ou excessif dans son comportement : le fameux tout ou rien. Je suis à fond dans mon régime, pas un écart, rien… et puis vient l’écart, alors je mange de tout.

Dans la Métabolique Nutrition™, j’ai voulu aller à l’encontre de ce genre de comportement, car ce type de fonctionnement mène plus souvent à l’échec qu’à la réussite.

Si tu souhaites t’engager dans une perte de poids, ou changer ton alimentation pour qu’elle soit plus saine, alors oublie la perfection, et opte pour l’abnégation. Croire que tu vas suivre un régime sans jamais faire d’écart, ou que tu vas manger « sain » tout le temps sans jamais te lâcher, te mènera directement à l’échec, ou à un état de frustration malsain psychologiquement.

Les repas « excès », « plaisir », « festifs », ou « je mange ce que je veux sans me prendre la tête » font partie de la vie, et ils sont importants. Oui, manger anti-métabolique de temps en temps fait du bien.

On me demande souvent : « Olivier, ça t’arrive de manger anti-métabolique ? » Ma réponse : bien sûr que oui, ça m’arrive au minimum une fois par semaine, voire plus. Il est évident que lorsque ton but est de perdre du poids, il faut éviter de manger anti-métabolique. Mais une fois ton métabolisme relancé et ton poids de forme atteint, tu peux manger anti-métabolique plusieurs fois par semaine.

J’aime souvent dire : ce ne sont pas un ou deux repas qui remettent en question les 14 repas principaux d’une semaine, ou les 60 repas d’un mois. Tu as eu un repas en famille, ou tu as craqué sur des biscuits parce qu’au boulot on t’a énervé ? Ça ne veut pas dire que tout est remis en question, et que tu dois mal manger pendant les 4 semaines qui suivent. Bien au contraire : on remet le pied à l’étrier, et on reprend son alimentation métabolique.

C’est comme ça qu’on réussit, en faisant preuve d’abnégation. C’est surtout comme ça qu’on arrive à changer sur le long terme.


Règle d’or n°4

Booster son métabolisme avant de vouloir maigrir

Perdre du poids est la conséquence d’un métabolisme qui fonctionne correctement. Et on mesure un métabolisme qui fonctionne bien à sa flexibilité métabolique.

Si notre métabolisme a une bonne flexibilité, nous sommes capables d’utiliser aussi bien les glucides que nous mangeons que les graisses, et de brûler les graisses stockées sur notre corps pour fournir de l’énergie quand cela est nécessaire.

Mais voilà : de plus en plus de personnes ont perdu cette capacité de flexibilité, ou tout au moins elle a diminué. Conséquence : surpoids chronique, obésité, maladie.

Les personnes qui ont une mauvaise flexibilité métabolique auront, entre autres :

  • Des difficultés à perdre du poids
  • De la facilité à reprendre le poids perdu
  • Faim rapidement après les repas
  • Un coup de fatigue anormal en milieu de matinée ou en milieu d’après-midi
  • Un besoin de sucre en cours de journée, notamment environ 3 heures après le repas
  • Des difficultés à tenir un effort
  • Dans certains cas, des compulsions alimentaires

Notre objectif est souvent de perdre du poids sans vraiment se demander si le régime qu’on fait est bon pour nous. Or, les régimes inadaptés sont aussi responsables de notre perte de flexibilité. Donc, avant de vouloir maigrir, il faut refaire fonctionner notre corps correctement. C’est important pour nous, pour notre santé, et au final, nous allons maigrir définitivement.

Si ta voiture a une fuite d’huile et que tu mets juste un morceau de scotch, elle ne fuira plus pendant quelques heures, voire quelques jours, puis le scotch partira et ça refuira. Les régimes inadaptés, c’est pareil : tu ne fais pas refonctionner correctement ton métabolisme, tu le laisses en faible flexibilité. Certes, les premiers jours voire les premières semaines, on perd du poids… puis plus rien. Et au moindre écart, l’effet boomerang est fatal : on reprend du poids, et nos envies de manger réapparaissent à vitesse grand V.

Améliorer sa sensibilité à l’insuline + bouger plus = meilleure flexibilité métabolique.

De ma propre expérience et de mes coachings, il paraît évident que la baisse de notre flexibilité est due à la sédentarité de notre société moderne, et surtout à la position assise, qui prend une trop grande place dans nos journées. Certes, il ne faut pas toujours être debout, mais il faut réapprendre à marcher un peu plus chaque jour : entre 5 000 et 8 000 pas par jour pour les femmes, entre 7 000 et 10 000 pas ou plus pour les hommes.

La marche améliore la flexibilité métabolique, ce qui te permet de perdre du poids et de devenir encore plus flexible sur le plan métabolique. Manger moins de glucides, notamment sous forme de sucre et de féculents en excès, est aussi important, tout comme réintroduire suffisamment de graisses saines.

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Règle d’or n°5

Oui, c’est dur si on veut y arriver

Si tu souhaites perdre du poids et te maintenir, ou si tu souhaites changer tes habitudes alimentaires pour en adopter des plus saines, alors ce sera dur, et ça te demandera des efforts.

Il ne faut pas se laisser manipuler par les soi-disant experts, avec leurs livres de régimes ou leurs super brûleurs de graisse censés te faire maigrir vite. La règle de base de la réussite : perdre du poids, changer ses habitudes alimentaires, demandent des efforts, demandent de s’investir au quotidien pour y arriver. Sans effort, on n’arrive à rien.

Pourquoi ?
Parce qu’on vit dans un environnement qui nous pousse à manger. On est pratiquement condamné à grossir si on ne remet pas en cause son mode de consommation alimentaire. Il est nécessaire de prendre conscience de son environnement obésogène, c’est-à-dire que tout est fait pour nous faire grossir : les rayons des grandes surfaces étudiés pour nous faire acheter, les promotions sur les biscuits et les bonbons, la multiplication des boulangeries-pâtisseries, des fast-foods, des plats préparés. La liste est longue.

Découvrir les 10 étapes pour une perte de poids durable, validées par les neurosciences 

Mais la bonne nouvelle, c’est que nous sommes libres de prendre des décisions. Décider de ne plus laisser sa cuisine aux mains des industriels. Décider de reprendre le contrôle du contenu de son assiette.

Oui, c’est difficile. Oui, c’est parfois un combat, car nos habitudes sont dures à changer. Oui, c’est un effort quotidien à faire. Mais c’est pour nous que nous le faisons : pour notre bien-être, pour nous sentir mieux, pour nous libérer des régimes à répétition. Alors ce n’est que du positif, et ça vaut vraiment le coup de se prendre en main.


📌 Les 5 règles d’or, en une phrase chacune
01
Ne compte pas les calories, évite la concurrence énergétique entre glucides et lipides.
02
Mange le plus naturel possible : ce qui a eu un contact avec la terre ou la mer.
03
Vise la constance, pas la perfection : l’abnégation plutôt que le tout ou rien.
04
Booste ton métabolisme et ta flexibilité métabolique avant de chercher à maigrir.
05
Accepte que ça demande des efforts réels et quotidiens : c’est pour toi que tu les fais.

Métaboliquement,
Olivier